Le jour, les gares sont des passages ; la nuit, elles deviennent des scènes. Quand les voix manquent et que les machines continuent, des sons apparaissent que l'on n'entend pas autrement.
À Düsseldorf, la gare est souvent perçue la nuit comme un lieu à part : pas dangereuse au sens dramatique, mais étrangement concentrée. Escaliers mécaniques, annonces, pas lointains et portes fermées créent une seconde acoustique.
Ces impressions ne sont pas automatiquement des preuves de quelque chose de caché. Elles montrent cependant à quel point les espaces changent de signification lorsque l'usage et la lumière changent.
Qui veut comprendre les lieux cachés ne devrait pas chercher des sensations la nuit. Il suffit de remarquer ce que le jour couvre de bruit.



